Oumarou Moussa obtient son doctorat / PhD degree conferred to Oumarou Moussa

Le 26 novembre Oumarou Moussa a obtenu son diplôme de doctorat avec mention « très honorable » pour sa thèse intitulée « L’influence de l’islam sur la pratique et l’abolition de l’esclavage dans les sociétés touarègues et zarma-soŋay de l’Ouest nigérien depuis le XIXe siècle ». La thèse est une étude exceptionnellement originale de la mort lente de l’esclavage dans ceux deux sociétés. En effet, c’est la première thèse soutenue dans une université au Niger qui ose se focaliser sur ce qui pendant des décennies a été un sujet tabou : l’esclavage interne au pays et sa résilience jusqu’à nos jours malgré plusieurs mesures juridiques prises par les gouvernements successifs, coloniaux et indépendants, visés à éradiquer cette institution.

L’auteur fait des recherches sur l’esclavage au Niger depuis plus de 15 ans. C’était le sujet de sa maîtrise, qu’il a développé en collaborant avec l’initiative PER-Esclavage qui était un réseau de recherche centré sur l’Afrique de l’Ouest d’historiens travaillant sur l’esclavage dans la sous-région. Entre 2018 et 2022, il a été employé par le projet LESLAN, ce qui lui a permis de collecter et d’analyser une quantité substantielle de nouvelles preuves. Il est l’auteur principal de l’étude récemment publiée par le projet LESLAN « Etude sur l’Esclavage au Niger : témoignages, manifestations et causes ». Et il a intégré ce matériau dans le travail effectué pour sa thèse. M. Oumarou Moussa a donc saisi toutes les opportunités à sa portée pour approfondir sa compréhension de ce phénomène. Il a choisi de travailler comme militant-chercheur et a soutenu les efforts de Timidria et des abolitionnistes anti-esclavagistes dans son pays avec un engagement à ce jour unique parmi les historiens nigériens. Pour toutes ces raisons, cette thèse apporte une contribution majeure à l’historiographie régionale sur l’esclavage et ses transformations et héritages en Afrique de l’Ouest. Elle renforce un champ de recherche non seulement national, mais sous-régional, francophone et international.

English

On November 26, a PhD degree was conferred to Oumarou Moussa. The jury unanimously decided to award the diploma with a « very honourable » mention.

Oumarou Moussa’s doctoral thesis, entitled « The influence of Islam on the practice and abolition of slavery in Tuareg and Zarma-soŋay societies in western Niger since the 19th century » is a study of the history of the slow death of slavery in these two particular societies of western Niger. It is an exceptionally original study. It is the first thesis defended in a university in Niger that dares to focus on what for decades has been a taboo subject: internal slavery and its resilience until today despite several legal measures taken. by successive governments, colonial and independent, aimed at eradicating this institution.

The author has been researching slavery in Niger for over 15 years. This was the subject of his master’s degree, which he developed while collaborating with the PER-Esclavage initiative which was a West African-focused research network of historians working on slavery in the sub-Saharan Africa Region. Between 2018 and 2022 he was employed by the LESLAN project, which allowed him to collect and analyze a substantial amount of new evidence. He is the main author of the study recently published by the LESLAN project « Study on Slavery in Niger: testimonies, manifestations and causes ». And he integrated this material into the work done for his thesis. Mr. Oumarou Moussa has therefore seized every opportunity available to him to deepen his understanding of this phenomenon. He chose to work as an activist-researcher and supported the efforts of Timidria’s anti-slavery abolitionists in his country with a commitment to date unique among Nigerien historians. For all these reasons, this thesis makes a major contribution to the regional historiography on slavery and its transformations and legacies in West Africa. It strengthens a field of research that is not only national, but sub-regional and international.

Nouveau président élu à Timidria / Timidria’s new President

Toute l’équipe LESLAN tient à exprimer ses félicitations les plus chaleureuses à Ali Bouzou, co-coordonnateur du Projet LESLAN, pour avoir été élu Président de Timidria. C’est une victoire écrasante pour l’ancien Secrétaire Général, élu lors du congrès général de l’Association le week-end dernier avec 148 voix sur 203.

The whole LESLAN team wishes to express warmest congratulations to Ali Bouzou, co-coordinator of LESLAN, for being elected President of Timidria. It was a landslide victory for the former Secretary General, elected at the Association’s congress last weekend with 148 votes on 203.

Ali Bouzou

Etude développée par Timidria dans le cadre du Projet LESLAN adopté par le Ministère de la Justice du Niger / Study developed by Timidria in the framework of the LESLAN Project adopted by Niger’s Ministry of Justice

Lors de l’atelier final du Projet, M Ousseini Djibage Maman Sani, représentant du Ministère de la Justice de la République du Niger, déclare que le Ministère adoptera l’Etude pour répondre à la demande de Mme Urmila Bhoola (ancienne Rapporteuse Spéciale sur les Formes Contemporaines d’Esclavage des Nations Unies), que le Niger développe une étude sur les formes contemporaines et les héritages historiques de l’esclavage dans sa société. L’ « Étude sur l’esclavage au Niger : témoignages, manifestations et causes » coordonnée et rédigée par Oumarou Moussa pour Timidria, est le résultat de quatre années de recherche participative dans toutes les regions du pays. L’association anti-esclavage Timidria a développé l’étude avec le soutien d’institutions nationales, le permis du ministère de l’éducation, et l’autorisation de la Haute Autorité pour la Protection des Données Personnelles, financé par l’AHRC (UK), en collaboration avec l’Université Abdou Moumouni de Niamey, l’Institut de recherche en sciences humaines du Niger (IRSH), l’Université de Birmingham et l’University College London (UCL).

At the Project’s final workshop, M Ousseini Djibage Maman Sani representative of the Ministry of Justice of the Republic of Niger, declares that it will adopt the report of the LESLAN Project to respond to the request of Ms. Urmila Bhoola (former Special Rapporteur on Contemporary Forms of Slavery of the United Nations) that Niger develops a study on the contemporary forms and historical legacies of slavery in its society. The « Study on Slavery in Niger: Testimonies, Manifestations and Causes » coordinated and redacted by Oumarou Moussa for Timidria, is the result of four years of participatory research in all the coutry’s regions. The antislavery association Timidria developed the study with the support of national institutions, the permit of the ministry of education and the authorisation of the High Authority for the Protection of Personal Data, funded by two AHRC (UK) grants, in collaboration with the University Abdou Moumouni of Niamey, the Institute for Research in the Humanities of Niger, the University of Birmingham and University College London (UCL).

Labari news 24 – 06 – 2022

24 juin: Etude sur l’Esclavage au Niger, Wahaici, grand concert

Le 24 juin, Timidria et le Projet LESLAN présentent les résultats de quatre années de travail lors d’un atelier auquel participent les autorités gouvernementales du Niger, les représentants des membres de base, Mme Hadijatou Mani et les activistes locaux, les militants du Réseau G5 Sahel Esclavage et le public intéressé de Niamey. L’Etude sur l’Esclavage au Niger, coordonné et rédigé par Oumarou Moussa et le film « Wahaici » réalisé par Apsatou Bagaya – tous deux pour compte de Timidria dans le cadre du projet LESLAN, seront présentés et débattus. La journée se terminera par le concert de Yacouba Ibrahim « Sage Soldat ».

On 24 June Timidria and the LESLAN Project launch the results of four years of work at a workshop attended by Niger’s government authorities, Ms Hadijatou Mani and representatives of grassroots activists, the G5 Sahel Slavery Network and Niamey’s interested public. The Study of Slavery in Niger (edited by Oumarou Moussa) and the film « Wahaici » (realised by Apsatou Bagaya) for and with Timidria in the framework of the LESLAN Project, will be presented and discussed. The day will end with a concert by Yacouba Ibrahim « Sage Soldat ».

Couverture Etude / Study’s cover (draft)
Affiche de « Wahaici » / poster of « Wahaici »
Affiche concert / concert’s poster

Exposition à Niamey des photos d’Apsatou Bagaya / Apsatou Bagaya exhibits her pictures in Niamey

Les photographes Apsatou Bagaya, co-coordinatrice de LESLAN, et Nora Zair exposent leurs photos à l’exposition publique « Regards sur ma ville : Oran-Niamey » au Centre Jean Rouch du CCFN de Niamey.

The photographers Apsatou Bagaya, co-coordinator of LESLAN, and Nora Zair exhibit their photos at the public exhibition « Regards sur ma ville: Oran-Niamey » at the Centre Jean Rouch of Niamey’s CCFN.

LESLAN et G5 Sahel à Yaoundé / LESLAN and G5 Sahel activists in Yaoundé

Ali Bouzou, Coordonnateur National du Projet LESLAN, Secrétaire Général de Timidria, et Secrétaire Exécutif du Réseau G5 Sahel, a organisé une table ronde le Jeudi 21 avril sur le thème « Quelles stratégies de lutte contre l’esclavage ? » avec la participation de Raichatou Walet Altanata (Temedt Mali), Salufu Kamara (Ganbanaaxu Fedde), Hon. Amadou Diemdioda Dicko (Festichams Burkina Faso), Alkoa Madjiyera Ngar (ARED Tchad), Marlyse Eteme, (ASCATP Cameroun), et Diagly Kanouté (RMFP Gambana Mali) dans la conference « L’Esclavage en Afrique: Savoirs et Décloisonnements » à l’Université Yaoundé 1. LESLAN’s Coordinatrice Nationale Junior, Apsatou Bagaya, le Directeur du volet recherche Oumarou Moussa, et la Coordinatrice Principale Benedetta Rossi ont aussi participé dans plusieurs panels de la meme conference.

Ali Bouzou, National Coordinator of the LESLAN Project, Secretary General of Timidria, and Executive Secretary of the G5 Sahel Network, convened a round table on Thursday, April 21 on the theme « What strategies to fight against slavery? » with the participation of Raichatou Walet Altanata (Temedt Mali), Salufu Kamara (Ganbanaaxu Fedde), Hon. Amadou Diemdioda Dicko (Festichams Burkina Faso), Alkoa Madjiyera Ngar (ARED Chad), Marlyse Eteme, (ASCATP Cameroon), and Diagly Kanouté (RMFP Gambana Mali) at the conference « Slavery in Africa: Knowledge and Decompartmentalisation » at Yaoundé 1 University. Junior National Coordinator Apsatou Bagaya, Research Director Oumarou Moussa, and PI Benedetta Rossi also participated in several panels of the same conference.

La Table Ronde « Quelles stratégies de lutte contre l’esclavage ? »
Présentation d’Oumarou Moussa
Oumarou Moussa réponde aux questions (à droite, la modératrice Nwachukwu Uzoamaka de l’Université d’Ibadan)
Photo de groupe, Apsatou Bagaya en bas à gauche

Discours du SG/SE Ali Bouzou à Nouakchott / Ali Bouzou’s allocution at Nouakchott

Ali Bouzou, Secrétaire Général de Timidria, Secrétaire Exécutif du Réseau « G5 Sahel Esclavage », et coordinateur national du Projet LESLAN prononce son discours au Forum de Nouakchott.Le texte intégral du discours est disponible ici.

Ali Bouzou, Secretary General of Timidria, Executive Secretary of the « G5 Sahel Esclavage » Network, and national coordinator of the LESLAN Project delivers his allocution at the Forum of Nouakchott. The full text of the speech can be found here.

Colloque sous-regional de Nouakchott / The sub-regional colloquium of Nouakhchott, 16-18 Mars 2022

A partir du 16 mars, le Palais des Congrès de Nouakchott accueille un colloque sur le thème : « Faire de la lutte contre l’esclavage: un combat commun et consensuel entre les Sociétés Civiles et les Gouvernements des pays du Sahel ». Événement sans précédent, conçu par le célèbre abolitionniste Hon. Biram Dah Abeid et organisé par l’IRA Mauritanie qu’il préside, le Colloque se déroulera sur deux jours sous le haut patronage du Président de la République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Participent à l’événement les représentants d’associations et d’ONG anti-esclavagistes de plusieurs pays d’Afrique et le Réseau G5 contre l’esclavage qui, depuis des années, est le principal cadre de concertation pour les acteurs de la société civile menant la lutte pour l’éradication de l’esclavage dans leurs pays. Les grands abolitionnistes africains d’aujourd’hui, comme les nigériens Ilguilas Weila et Ali Bouzou (ce dernier est également le secrétaire exécutif du G5 Sahel Esclavage), les maliens Ibrahim Ag Idbaltanat et Rhaichatou Walet, le burkinabé Diemdioda Dicko, et bien d’autres, franchissent une étape importante: leurs trajectoires, commencées par les pionniers de l’anti-esclavagisme moderne africain dans les années 1970 et menées souvent dans la clandestinité et souvent à l’étranger, deviennent portés par les dirigeants politiques et les citoyens. Le Colloque de Nouakchott constitue ainsi un tournant dans l’histoire politique de l’Afrique, où les militants qui dénoncent l’esclavage comme un défis majeur et une aberration qui continue d’opprimer et de déshumaniser de larges groupes de personnes considérées comme « esclaves » (et traitées comme telles) sont arrivées à placer leur lutte abolitionniste au centre de l’agenda du gouvernement. Pendant des années marginalisés, et encore parfois persécutés, sur la scène politique ouest-africaine, les militants abolitionnistes reçoivent une reconnaissance officielle à leurs luttes. Ils portent le problème de la résilience de l’esclavage dans les sociétés africaines dans le débat public et amènent leurs gouvernements à assumer la responsabilité de sa résolution, avec le soutien des organisations internationales. Ce tournant est aussi un moment délicat. Lorsque le pouvoir est atteint, de nouvelles difficultés surgissent. L’abolitionnisme européen s’est corrompu lorsqu’il s’est transformé en outil de légitimation de l’impérialisme. Le défi pour les abolitionnistes africains est de faire mieux. L’expérience nationale de lutte anti-coloniale ainsi que les trajectoires personnelles de militantisme des hommes et des femmes actuellement à Nouakchott suggèrent aujourd’hui qu’ils réussiront à faire avancer une lutte nationale et sous-régionale, certes, mais aussi mondiale. Aujourd’hui, ce sont eux qui sont en première ligne des efforts mondiales séculaires pour supprimer l’une des institutions les plus anciennes et les plus débilitantes de l’histoire de l’humanité.

English translation

From March 16th, the Palais des Congrès in Nouakchott is hosting a symposium on the theme: « Fighting against slavery: a common and consensual fight between Civil Societies and the Governments of the countries of the Sahel ». Unprecedented event, conceived by the world famous abolitionist Hon. Biram Dah Abeid and organized by IRA Mauritania, which he presides, the Colloquium will take place over two days under the high patronage of the President of the Islamic Republic of Mauritania, His Excellency Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Participating in the event are representatives of anti-slavery associations and NGOs from several African countries and the G5 Network against Slavery, which for years has been the main framework for civil society actors leading the fight for the eradication of slavery in their countries. The great African abolitionists of today, such as the Nigeriens Ilguilas Weila and Ali Bouzou (the latter is also the executive secretary of the G5 Sahel Slavery), the Malians Ibrahim Ag Idbaltanat and Rhaichatou Walet, the Burkinabe Diemdioda Dicko, and many others, have reached a milestone as their trajectories, started by the pioneers of modern African anti-slavery in the 1970s and carried out often underground and often abroad, are endorsed by political leaders and citizens. The Nouakchott Colloquium constitutes a turning point in the political history of Africa, where activists who denounce slavery as a major challenge and an aberration that continues to oppress and dehumanize large groups of people considered « slaves » (and treated as such) have managed to place their abolitionist struggle at the center of the government’s agenda. For years marginalized, and still sometimes persecuted, on the West African political scene, anti-slavery activists receive official recognition for their struggles. They bring the problem of the resilience of slavery in African societies into the public debate and lead their governments to take responsibility for its resolution, with the support of international organisations. This turning point is also a delicate moment. When power is attained, new difficulties arise. European abolitionism became corrupted when it turned into a tool for legitimizing imperialism. The challenge for African abolitionists is to do better. Their countries’ experience of anti-colonialism as well as the personal trajectories of militancy of the men and women of Nouakchott today suggest that they can succeed in advancing a national and sub-regional struggle, certainly, but also a global one. Today, they are the humanitarian actors at the forefront of centuries-old global efforts to eradicate one of the oldest and most debilitating institutions in human history.

Nouveau vidéo de Sage Soldat/ New music video release

Nouvelle sortie vidéo pour le nouveau rap « Pauvre » de Yacouba Ibrahim, nom d’art Sage Soldat, coordinateur du programme Music for Freedom du Projet LESLAN/ New Video Release for LESLAN’s Music for Freedom Coordinator Yacouba Ibrahim.

Le coordinateur du programme « Musique pour la Liberté » de LESLAN, Sage Soldat alias Yacouba Ibrahim, continue à consacrer son art et son énergie à la sensibilisation du publique sur les défis auxquels font face les groupes pauvres et vulnérables. Il vient de sortir son nouveau clip ‘Pauvre’. Veuillez cliquer sur le lien ici pour regarder sa nouvelle vidéo : Sage Soldat ‘Pauvre’.

LESLAN’s Music for Freedom Coordinator Sage Soldat aka Yacouba Ibrahim continues to commit his art and energy to raising awareness for the difficulties faced by poor and vulnerable groups. He has just released his new track and music video ‘Pauvre’ (Poor). Please click on the link here to watch his new video: Sage Soldat ‘Pauvre’.

PRIX ART LESLAN 2022

Le Projet LESLAN annonce le deuxième Prix LESLAN Art 2022. Les artistes nigériens/nigériennes sont invités/invitées à participer, en suivant les instructions fournies dans le document ci-dessous

The LESLAN Project announces the second LESLAN Art Prize 2022. Nigerien artists are invited to participate, by following the instructions provided in the document below

Cliquez ici pour voir les 10 œuvres présélectionnées du prix LESLAN 2019.

Les images des lauréats du Prix 2019 / Photos of the winners of the 2019 Prize: